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Le Ministère de la Culture
et de la Communication

Exposition parcours " FLEUR DE PEAU " de Laurence PAPOUIN
du 13 maI au 24 juin 2017

L'association Acte de Naissance présente l’exposition parcours "FLEUR DE PEAU " de Laurence Papouin à la galerie L’H du Siège à Valenciennes. Cette exposition est l’occasion pour l’artiste, à la fois de poser un regard sur sa production artistique et de présenter, au travers de quelques œuvres, l’évolution de son travail depuis quelques années.

Le moins que l'on puisse dire, c'est que les œuvres de Laurence Papouin ne manquent pas de solliciter l’œil du regardeur. Il est vrai que la vivacité des teintes, la texture de la peinture, mais aussi les volutes dessinées par les plis de la matière sont autant de motifs célébrant un art où la perception s'accompagne d'une forme de réjouissance, sinon de jubilation. Si l'immédiateté de leur physionomie les inscrit dans une sorte de filiation avec la peinture géométrique et le Pop art – ainsi de ces trames entrecroisées et quelque peu décoratives, celles que l'on retrouve sur des torchons, des nappes ou des tissus à qui l'on réserve une utilité toute fonctionnelle ; ainsi également des teintes brillantes, parfois gélatineuses, que l'on associe à des friandises ou à des étoffes de chair – cette immédiateté n'en dissimule pas moins une réelle complexité en termes de résonance et d'implication, en particulier lorsqu'il s'agit de statuer sur la nature de ce travail.
Chaque pièce porte en effet une part d'indicible qui élude un habillage ostentatoire, notamment lorsque l'on s'arrête sur son mode d'élaboration : des couches de peinture sont appliquées les unes sur les autres en produisant des strates ; une fois sèches, celles-ci sont détachées de leur support puis figées par la résine, de façon à maintenir des drapés dans des postures volatiles, parfois à l'aide d'un dispositif de fixation apparent qui traduit la vigueur avec laquelle la matière est assujettie à des forces intransigeantes. Les surfaces, alors, se délient et se font volumes ; comprimées ou virevoltantes, elles s'emparent, au gré des plis et des replis, d'un espace à trois dimensions, posant immédiatement la question de la distinction entre peinture et sculpture.

Julien Verhaeghe, mars 2017

Laurence Papouin
Peau sur peau vermillon, acrylique et résine
146x97 cm, 2016

Collège Paul Duez à Cambrai, Collège Bayard, le Collège Turgot et Collège Villars à Denain, le Collège Saint Jean-Baptiste de la Salle à Valenciennes, Lycée Notre Dame à Valenciennes et l'Association du Printemps Culturel à Douchy-les-Mines.